ARCHIVES DU COMBAT CONTRE LES EOLIENNES A ANNAY



Les éoliennes d'Annay seraient inefficaces.

Nous avons observé la force du vent dans notre région quotidiennement pendant toute l'année 2022
avec un anémomètre installé à Clamecy distant d'Annay de moins de 40 km à vol d'oiseau (source météociel.fr).
Le tableau ci-dessous rassemble la moyenne des relevés quotidiens heure par heure réels et officiels.
Les plages rouges: la vitesse du vent est inférieure à 10 kmh. Les pales ne tournent pas.
les plages orange: La vitesse du vent est inférieure à 20 kmh. Les pales tournent et produisent faiblement.
les plages vertes: La vitesse du vent est supérieure à 20kmh. Les éoliennes produisent plus efficacement jusqu'à 50 kmh.

En regardant ce tableau annuel on peut observer que:
1 - les éoliennes auraient été assez efficaces pendant moins de 60 jours sur 365. C'est à dire moins de 2 mois sur 12. Que fait-on pendant les plus de 300 jours restants?
2 - Donc,pendant ces 10 mois restants, il aurait fallu mettre en route, épisodiquement, des centrales à démarrage rapide. C'est à dire des centrales gaz ou charbon, grosses productrices de CO2. Bonjour la nocivité!
3 - les éoliennes auraient produit avec un rendement maximum, c'est à dire avec une vitesse du vent supérieure à 30 kmh: le 8 janvier , le 6 février, le 11 mars, le 7 avril, le 8 avril, le 24 octobre et le 23 décembre. C'est à dire 7 jours dans l'année! C'est à dire 1 semaine sur 52. Bonjour l'efficacité!!!



RISQUES ET NUISANCES LIES AUX EOLIENNES



A - LES INFRASONS

Les nuisances des infrasons ont fait l'objet de nombreuses études et publications depuis les années 60.
Les infrasons sont des vibrations qui se propagent dans l'air et dans le sol sur plusieurs kilomètres ou même dizaines de kilomètres, avec une fréquence trop basse pour faire vibrer le tympan et donc être entendues.
Cependant, la pression qu'ils exercent est perçue par les otolithes situés dans l'oreille interne. Les symptômes provoqués par les infrasons sont très comparables au mal des transports, et apparaissent lorsque les fréquences sont inférieures à 1 Hz, avec un maximum constaté à 0,2 Hz. Des études IRM, ainsi que des résultats d'autopsies ont mis en évidence les effets physiques des infrasons sur l'être humain et les mammifères.
Les éoliennes terrestres de dernière génération qui ont une puissance de 6MW auront des fréquences encore plus basses et des infrasons encore plus forts que les générations précédentes d'éoliennes qui plafonnaient à moins de 1 MW de puissance, du simple fait de la plus grande taille des pales.
En conclusion, aujourd'hui, les risques des infrasons liés aux nouvelles générations d'éoliennes n'ont pas du tout été pris en compte.

Pour en savoir plus consultez :
La fiche INRS (institut chargé de la recherche sur la santé au travail) (en français):

Un article sur l'impact des éoliennes sur la croissance des porcs (en anglais) :

L'article de P. Schomer de l'ASA (en anglais):

L'article sur les études IRM (en anglais) :

B - LES CHAMPS ELECTROMAGNETIQUES


Un champ électromagnétique apparaît automatiquement dès lors que des charges électriques sont en fonctionnement. Ce champ résulte de la combinaison de 2 ondes (l'une électrique, l'autre magnétique) qui se propagent à la vitesse de la lumière.
Tout fil conducteur sous tension produit un champ électrique dans son voisinage. Les champs magnétiques n'apparaissent que lors du passage d'un courant électrique dans un conducteur.
Des effets sensoriels (tels que vertiges, nausées, troubles visuels) sans conséquences pour la santé peuvent être ressentis aux très basses fréquences (telles celles des lignes haute tension). Le danger des champs électromagnétiques concerne donc essentiellement les câbles électriques enterrés reliant les éoliennes entre elles et au poste électrique. L'exposition aux champs électromagnétiques est suspectée d'augmenter les risques de leucémie de l'enfant.
Un rapport 2019 a mis en évidence, chez les enfants âgés de moins de 5 ans, une association statistiquement significative entre le fait d'habiter à moins de 50 m de l'aplomb d'une ligne de transport d'électricité à très haute tension (supérieure à 225 kV) et le risque de développer une leucémie infantile (Sermage-Faure, 2013 ; Demoury, 2017). Les mécanismes d'action biologiques et les liens de causalité n'ont cependant pas pu être mis en évidence jusqu'à maintenant (Anses, 2019). Par précaution, l'Anses recommande tout de même de limiter le nombre de personnes sensibles (enfants, femmes enceintes, personnes malades…) exposées autour des lignes à haute tension.

Vous pouvez aussi consulter :

l'article du CIRC (centre de recherche sur le cancer)

la fiche INRS (institut chargé de la santé au travail)

C - LE BISPHENOL A


Les pales des éoliennes sont faites de matériaux composites pour assurer à la fois rigidité et légèreté. Ces matériaux sont enrobés de résines Epoxy, qui contiennent entre 40% et 60% de Bisphénol A qui est présent également dans le mât, ainsi que dans le béton (peintures et résines Epoxy).
La pluie, la grêle, le vent, entrainent une usure et une abrasion des matériaux composites qui favorise et déclenche une pollution au Bisphénol A.
En moyenne, pour une pluviométrie annuelle de 800mm (comme c'est le cas à Annay), le taux d'érosion avoisine les 0,04% par mois, soit pour des pales de 25 tonnes, jusqu'à 360 kg de résine epoxy émises annuellement par une éolienne ! Cette substance pollue le sol environnant, les eaux de surface, les nappes phréatiques, et les captages d'eau potable, en relachant progressivement du Bisphenol A et en entrainant ainsi le risque d'absorption par les humains et les animaux domestiques ou sauvages.
Or le Bisphenol A est reconnu comme un perturbateur endocrinien. Sa présence a été interdite dans tous les plastiques à usage alimentaire (biberons, revêtement intérieur des boîtes de conserve, etc…).
Le risque concerne essentiellement la fertilité, mais aussi le développement des enfants à naître et des jeunes enfants. Le bisphénol A est également suspecté de perturber le système immunitaire et de favoriser obésité et diabète.

Vous pouvez aussi consulter :
l'étude de l'Université de Glasgow de 2021 qui a calculé les taux d'érosion mensuelle des pales d'éolienne (en anglais)

D - LES TERRES RARES


Les terres rares (lanthanides) interviennent dans la composition des générateurs dans lequel le rotor est à aimant permanent (en moyenne, 600 kg de terres rares par éolienne).
Le risque de pollution de l'environnement et son impact sur l'homme et la faune domestique interviennentt soit par érosion, soit par incendie provoqué par un arc électrique entre les aimants. Les lanthanides se dispersent facilement dans l'air et peuvent être inhalés, ou polluer les eaux et les végétaux.
Contrairement à ce que l'on pense, le risque d'incendie n'est pas rare.
La toxicité des lanthanides pour l'Homme et les animaux est très comparable à celle des métaux lourds (plomb et mercure) : ils sont stockés dans le foie et les os, et agissent principalement sur le système nerveux. Il est très probable qu'ils passent dans le lait maternel, comme dans le lait de vache. Ils provoquent des retards d'apprentissage chez les jeunes animaux, et sont suspectés d'augmenter la sensibilité aux courants électriques et aux champs magnétiques (électrosensibilité).

Pour en savoir plus, consultez :
une étude de l'Anses de 2010 :



POUR EN SAVOIR PLUS


EOLIENNES : la face noire de la transition écologique
-Fabien Bouglé (Auteur) -Editions DU ROCHER -Paru le 5 janvier 2022 -

   Elles sont partout, incarnant le symbole de la transition écologique : sur les sites internet institutionnels, dans les livres scolaires, les publicités, les films, les médias.
Les éoliennes ont envahi les campagnes et les littoraux et sont présentées dans le monde entier, par une propagande systématique, comme le symbole de l'écologie et de la lutte pour le climat.
Et pourtant, derrière cette image verte... Contestation populaire, pollution, émissions de CO2, atteintes à la santé et à la biodiversité, détournement de fonds publics, augmentation du prix de l'électricité, conflits d'intérêt, corruption, mafia : découvrez ce que le lobby du vent vous cache sur les éoliennes.
Fabien Bouglé est expert en politique énergétique et dénonce depuis 12 ans l'inutilité des éoliennes.
Il est l'auteur de nombreuses études et tribunes alertant sur le sujet. Chef d'entreprise dans le secteur financier et culturel, il est également élu municipal à Versailles.

Puisaye-Loire Nature & Environnement








Les infrasons : qu’est-ce que c’est ?

Les infrasons sont l’exact contraire des ultrasons. Les ultrasons sont des ondes sonores aigües, au-delà de 20 000 hertz. Les infrasons sont des ondes sonores graves, et se situent en dessous de 20 hertz.
D’une manière générale l’oreille humaine perçoit les sons qui oscillent entre 20 et 20 000 hertz. En théorie, l’Homme n’entend donc ni les ultrasons, ni les infrasons. On pourrait dire que les ultrasons sont des bruits tellement aigüs et les infrasons tellement bas que notre oreille ne les détecte pas.
Jacques Chatillon, chef de département à l'Inrs (Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles), déclare dès 2011:
"Il faut abandonner l’idée communément admise que les basses ou très basses fréquences ne sont pas perceptibles par l’audition humaine. L’existence d’effets nuisibles ou désagréables sur l’homme de ces bruits quasi-inaudibles est maintenant un fait avéré. Les infrasons peuvent être ressentis même s’ils ne sont pas entendus. leurs ondes peuvent transmettre des vibrations à différents organes du corps humains et à ceux de tous les êtres vivants(peau, appareil digestif, cerveau, etc...)."
le Ministère de la Santé, s’est tout simplement dit "sensible à la question" mais n'a pas entrepris d'études sérieuses sur ce problème.

Les éoliennes produisent-elles des infrasons?

Les émissions d'infrasons provenant des éoliennes sont réelles et souvent évoquées comme source potentielle de risque sur la santé humaine ou animale. Cependant, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), dans un avis de 2017, ainsi que des travaux internationaux plus récents concluent à l’absence d’argument scientifique suffisant en faveur de l’existence d’effets sanitaires liés à ces émissions. L'Anses signale aussi l'absence d’études scientifiques sur le sujet. Cet avis indique toutefois que de réelles situations de mal-être peuvent être rapportées par des riverains, mais que leur imputabilité au bruit des éoliennes est complexe et reste très souvent difficile à établir.
L’OMS souligne, elle, que les preuves concernant les effets du bruit éolien sur la santé sont soit inexistantes, soit de faible qualité. Très peu d’études scientifiques ont examiné les effets du bruit éolien sur les perturbations du sommeil, les maladies cardiovasculaires, les systèmes métaboliques ou endocriniens, la cognition ou la santé mentale. l’Organisation mondiale de la santé et, en France, l’Anses, afin de pallier le manque actuel de connaissances sur le sujet, ont recommandé la mise en œuvre d’études épidémiologiques portant sur un nombre important d’individus, en utilisant des mesures objectives de l’état de santé des participants, et en mesurant l’exposition au bruit des éoliennes de manière objective et standardisée (en incluant les sons de basse fréquence et les infrasons).
Le projet de recherche français « RIBEolH » (Recherche des Impacts du Bruit EOLien sur l’Humain : son, perception, santé) a été mis en place pour répondre à ce besoin. En cours de réalisation, il a plusieurs objectifs :
• Évaluer les effets sur la santé du bruit audible, des sons de basse fréquence ou des infrasons, émis par les éoliennes, et de mieux comprendre la gêne exprimée par certains riverains
• Identifier les mécanismes auditifs associés à la perception des infrasons et des sons de basse fréquence émis par les éoliennes
• Mieux connaître les effets des infrasons sur l’oreille interne ou le système nerveux central humains
Pour y parvenir, le projet s’appuie sur deux volets complémentaires : une étude épidémiologique menée auprès de 1 200 riverains de parcs éoliens en France et une étude psychoacoustique et physiologique.
Un autre projet en cours, appelé « EOLSOMnie » est destiné à mieux comprendre les effets du bruit des éoliennes sur le sommeil. Il consiste à mener une étude spécifique portant sur le sommeil auprès d’un sous-échantillon d’une centaine de participants à l’étude épidémiologique incluse dans le projet RIBEolH.
L’objectif est d’évaluer les effets du bruit audible émis par les éoliennes sur les paramètres individuels de sommeil et de déterminer si les sons de basse fréquence et les infrasons produits par les éoliennes modifient la physiologie du sommeil.
Les résultats de ces deux projets permettront d’alimenter de futurs travaux qui pourraient porter sur la préconisation de seuils de bruit applicables dans le cadre du développement éolien, et pour lequel les connaissances font actuellement défaut.




Il existe de nombreuses raisons de ne pas vouloir des éoliennes.

N'en gardons que trois, adaptées à notre région de Puisaye.


L'INEFFICACITE
 
LA NOCIVITE
 
L'ENVIRONNEMENT
 
Le vent n'est pas un élément fiable pour notre région. Nous l'avons montré sur un tableau officiel des vents de l'année 2022.
Une éolienne n'est pleinement efficace qu'une semaine sur 52.
 
  La pollution au CO2 va augmenter de une à dix fois avec l'obligation de mettre en route des centrales à gaz ou à charbon alors que la centrale nucléaire toute proche est apte à nous fournir toute l'énergie électrique désirée sans CO2.    Notre commune rurale héberge des centaines de vaches qui n'ont rien demandé et qui vont être obligées de s'adapter à des objets très pertubateurs de leur environnement comme l'a montré l'intervention de l'agricultrice qui est venue témoigner de son désarroi aux 120 personnes de la réunion d'information que nous avions organisée le 12 novembre à la mairie d'Annay.   


Qui va payer le démantèlement des éoliennes?



L'installateur?

pas si sûr!!!

Allez donc consulter ce dossier très intéressant.

Et vous comprendrez, peut-être, pourquoi votre taxe foncière augmente déjà de 5% dès cette année

et pourquoi cela risque de s'aggraver dans les années futures...



Vous avez vu le mât pêcheur des vents

installé entre la métairie des gâtines et l'orient?

120 mètres de haut! c'est impressionnant!

Surtout la nuit!

Maintenant...

Allez vite voir l'éolienne qui va prendre sa place.

Elle est arrivée!!!

240 mètres au bout des pales!

Vous allez être surpris!!

Le chantier de mise en place du mât, c'est parti!!!!

 
 
Le mât dépasse déjà les 30 mètres.





Une moins bonne pour continuer...
Le conseil municipal d'Annay a accordé un permis de construire à la société Total-Energies pour édifier un mât de 123 mètres de haut à proximité du hameau de l'Orient en date officielle du 6 février 2023.
Les travaux ont déjà commencé dans la clairière à proximité de la métairie des Gâtines: nivellement de la clairière, empierrement d'un cheminement, pose d'un panneau de chantier.
 
 
 
le chemin d'accès
 
le chantier en cours

Une bonne nouvelle pour commencer!!
Il n'y aura pas d'éoliennes à Entrains sur Nohain.
Le conseil d’État, statuant au contentieux, a rendu sa décision en fin d'année dernière et elle est définitive.
L’épilogue d’une longue histoire commencée en 2008, qui aura connu bien des remous.
Le conseil d’État statuant au contentieux a rendu sa décision début novembre après avoir auditionné la société parc éolien d’Entrains-sur-Nohain, le 6 octobre à Paris. Elle est définitive et ne permet aucun appel.
Félicitations à l'association Aquilon qui a lutté depuis plusieurs années(2008) contre ce projet municipal.



En France l'énergie éolienne ne sert à rien.



 Les défenseurs zélés de cette énergie ont trop souvent tendance à oublier de dire qu’une éolienne ne produit de l’électricité que quand il y a du vent, et que l’électricité ne se stocke pas. S’il existe, en termes économiques, une réelle complémentarité entre l’éolien et les centrales au charbon et au gaz ailleurs qu’en France, le nucléaire et l’éolien, en revanche, ne se complètent pas.

On dénombre en France, fin 2023, 2391 installations terrestres de production d’électricité éolienne, pour une capacité (puissance) de 22,0 giga-watts (GW) (cf. Commissariat général au développement durable, 2024). Il convient d’y ajouter sept installations offshore, pour une puissance de 1,5 GW. Dans l’absolu, ce n’est pas négligeable du tout.
A titre de comparaison, les 56 réacteurs du parc nucléaire offrent une capacité (seulement) trois fois plus importante, de 61,4 GW.
Les projets éoliens en cours d’instruction représentent une capacité supplémentaire potentielle de 11,8 GW.
Quelques données de coûts, issues de rapports de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), de l’Ademe, et de la Cour des comptes, sont utiles pour saisir les enjeux qui s’attachent au choix du « mix énergétique ». L’investissement initial, en éolien terrestre, est de l’ordre de 1,5 M€ pour installer une puissance de 1 MW (Ademe 2020, et AIE 2020). Ce qui signifie que les 22,0 GW déjà installés ont représenté une mise de fonds initiale d’environ 33 milliards, davantage en fait car certaines installations sont anciennes et les coûts ont baissé depuis les premières installations. Les baisses ont toutefois tendance à s’atténuer depuis quelques années, la technologie étant relativement « mature » (AIE, 2020).
Les éoliennes ont une durée de vie de 25 ans.

Pour le nucléaire, l’investissement initial est environ deux fois plus élevé, de l’ordre de 3 M€ pour installer une puissance de 1 MW (AIE 2020), mais les centrales nucléaires ont une durée de vie plus longue : celle-ci est fixée à 40 ans en France par la réglementation ; l’AIE considère que la durée de vie normale d’une centrale est plutôt de 60 ans, sans mesures particulières pour la prolonger. Rapporté à la durée pendant laquelle la capacité est installée, le coût initial par MW est donc du même ordre de grandeur entre l’éolien terrestre et le nucléaire.

Les coûts annuels d’exploitation sont sensiblement plus élevés en nucléaire qu’en éolien terrestre : de l’ordre de 60 000 € par an et par MW pour le nucléaire, de l’ordre de 35 000 en éolien terrestre. À l’inverse, une centrale nucléaire tourne à pleine capacité 85% du temps (il faut bien arrêter les centrales de temps en temps pour procéder à des opérations de maintenance), alors qu’une éolienne ne produit de l’électricité que quand il y a du vent. Elle atteint sa pleine puissance lorsque le vent souffle à 43 km/h, et doit être mise hors service (pour raisons de sécurité) dès lors que la vitesse du vent atteint ou dépasse 90 km/h. Si le parc éolien tournait à pleine capacité tout au long de l’année, il produirait environ 193 TW.h d’énergie électrique (22 x 365 x 24 = 192 720) ; en 2022 il n’a produit en fait qu’environ 40 TW.h d’électricité primaire. Tels sont les ordres de grandeur à retenir en matière de coûts. Dans la Nièvre, la puissance optimale n'est atteinte que 10% du temps.

Au total, si l’on considère l’ensemble des coûts tout au long de la durée de vie d’une installation y compris le coût de son démantèlement, le coût de production d’un MW.h d’énergie électrique (ce que l’on appelle le Levelized Cost Of Electricity – LCOE – en anglais) n’est pas très différent entre l’éolien terrestre d’une part, et le nucléaire d’autre part : de l’ordre de 50 à 70 € pour l’éolien selon l’Ademe, voire un peu moins avec certaines hypothèses pour l’AIE, de 40 à 65 € pour l’électricité nucléaire, selon les hypothèses et méthodes de calcul (Cour des comptes, 2021).

L’électricité ne se stocke pas


Si l’on s’en tient à ce qui précède, en termes de coût moyen par MW.h produit, l’éolien soutient donc tout à fait la comparaison par rapport au nucléaire. Mais cela ne serait la bonne façon de raisonner que si l’électricité produite pouvait être stockée en grandes quantités à un prix abordable, ce qui n’est pas le cas. En règle générale l’électricité doit être consommée précisément au moment où elle est produite (et non le lendemain ou trois mois plus tard), donc – s’agissant de l’électricité d’origine éolienne – aux moments où il y a du vent, moments qui n’ont aucune raison a priori de correspondre à des pics de demande des autres pays.
À l’inverse, lorsqu’il n’y a pas (ou peu) de vent et que les éoliennes tournent au ralenti, il faut bien qu’une autre source de production d’électricité, pilotable celle-ci, prenne le relais de la production éolienne défaillante. Cela signifie donc que la capacité des installations éoliennes doit être doublonnée (ce qui est coûteux en investissement initial) : la capacité installée une première fois sous forme d’éoliennes doit être installée une 2e fois, par exemple sous forme de centrales nucléaires ou de centrales thermiques.

Les centrales nucléaires ne constituent pas, hélas, un doublon adapté aux éoliennes. Que se passe-t-il en effet en France lorsque nos éoliennes tournent à plein régime ?
Nous ne disposons pas de centrales thermiques ou hydrauliques de puissance suffisante que nous pourrions mettre au repos pour absorber le surplus de production. Nous faisons alors face à un afflux d’électricité qui peut représenter de l’ordre de 20 à 25 % de nos besoins (cf. les chiffres supra), alors que ceux-ci sont déjà satisfaits par le parc nucléaire, qui a été dimensionné pour couvrir la majeure partie de notre consommation hormis quelques pics ponctuels. Nous devons donc soit exporter cette électricité surabondante, à prix bradé si les conditions météo sont similaires chez nos clients européens, soit freiner nos réacteurs nucléaires, dont les coûts d’exploitation ne s’en trouvent pas du tout réduits pour autant, quand nous ne pouvons pas exporter.
Les éoliennes ne nous servent à rien car leur capacité doublonne celle des centrales nucléaires qui délivrent une puissance constante et suffisante en règle quasi-générale. Autrement dit, les milliards dépensés dans notre pays pour l’équiper en éoliennes ont été dépensés en pure perte.

Les Allemands plus rationnels que nous parait-il? Première nouvelle!


Il en va différemment lorsque ce sont des centrales thermiques qui prennent le relais des éoliennes au repos, comme cela est le cas en Allemagne. Il y a là une certaine rationalité économique, car lorsque les éoliennes tournent et que les centrales thermiques sont mises en conséquence au ralenti, la dépense en combustible de ces dernières (à la différence de nos centrales nucléaires) s’en trouve très sensiblement allégée.
En ce sens, il y a une réelle complémentarité entre l’éolien et les centrales au charbon et au gaz, en termes économiques, alors que le nucléaire et l’éolien sont exclusifs l’un de l’autre.
L’Allemagne a fait le choix, sous Angela Merkel et sous la pression des écologistes, de sortir totalement du nucléaire – une réorientation brutale connue sous l’appellation de « Energiewende ». Elle a dû pour cela investir massivement dans les centrales au charbon et au gaz, deux modes de production de l’électricité en moyenne sensiblement plus onéreux que le nucléaire, et qui présentent par ailleurs l’inconvénient d’émettre beaucoup de CO2.
En couvrant massivement son territoire d’éoliennes, l’Allemagne a un peu réduit la facture de son MW.h d’électricité, sans toutefois atteindre le faible niveau qu’il lui aurait été permis d’atteindre avec le nucléaire. Elle a ainsi également un peu réduit ses émissions de CO2, mais à la marge seulement : le choix allemand d’un mix énergétique fondé sur le couple centrales thermiques + éoliennes, plutôt que sur le nucléaire, a pour résultat que l’Allemagne émet chaque année 8,5 tonnes de CO2 par habitant alors que la France en émet un peu moins de cinq tonnes.

Les milliards des éoliennes dans notre pays ont donc été dépensés en pure perte. Mais au fait, par qui ont-ils été payés ?
Les exploitants des éoliennes sont des sociétés privées. On ne s’étendra pas sur le fait que la majeure partie des éoliennes implantées sur notre territoire sont fabriquées en Chine, sous l’impulsion de sociétés allemandes et danoises, et que leur démantèlement – le jour venu – posera des problèmes de dépollution du sol quasi-insurmontables en l’état actuel des connaissances.
L’électricité produite par les éoliennes est rachetée par EDF à ces sociétés exploitantes au tarif imposé de 82 € / MW.h, tarif qui – comme chacun peut le constater – est sensiblement supérieur au coût de production, il s’agit donc pour les opérateurs privés qui ont investi ce créneau d’une opération très rentable et quasiment sans risque… Et EDF, pour sa part, est dédommagée par le biais de la Taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité (TICFE), facturée au consommateur au taux de 0,0225 € / KW.h (soit 22,50 € / MW.h). C’est donc le consommateur qui paie en fin de compte.
L’analyse est similaire pour l’énergie photo-voltaïque, les mécanismes sont les mêmes, seuls les paramètres diffèrent. Pour l’anecdote, le prix imposé de rachat de l’électricité photo-voltaïque allait jusqu’à 580 € / MW.h (vous avez bien lu 580 euros!) à la fin des années 2000, avant qu’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) ne vienne siffler la fin de la récréation, en proposant de revenir à un tarif imposé un peu plus raisonnable. Ce nouveau tarif plus raisonnable n’est toutefois entré en vigueur que pour le flux des nouvelles installations : c’est ainsi que des installations photo-voltaïques encore en service mais datant de cette époque bénéficient toujours d’un tarif de rachat à plus de 500€, ainsi que le confirmait un article des échos publié en 2023.

À l’occasion de son discours de politique générale, le Premier ministre a déclaré vouloir tout à la fois relancer le nucléaire et développer les énergies renouvelables. Cela veut donc dire que l’on va continuer à dépenser des milliards pour installer des éoliennes qui ne serviront à rien. À moins que le développement de l’éolien ne s’accompagne d’un accroissement de la capacité de nos centrales thermiques, auquel cas c’est l’effet sur nos émissions de dioxyde de carbone qui sera désastreux.


Références


Analyse d’André-Robert Victor, l’auteur de La France au bord de l’abîme
Ademe (2020) : « Coûts des énergies renouvelables et de récupération en France – Données 2019 », Faits et chiffres, Brochure réf. 010895 ;
Agence internationale de l’énergie (AIE, 2020) : « Projected Costs of Generating Electricity », 2020 Edition ;
Commissariat général au développement durable (CGDD, 2024) : « Bilan énergétique de la France en 2023 – Données provisoires » ;
Cour des comptes (2021) : « L’analyse des coûts du système de production électrique en France », Relevé d’Observations définitives.







Mais on a fait encore mieux!

On a transporté au Champ de mars...

La tour Eiffel....

l'éolienne avec ses 240 mètres...

et la cheminée de la centrale de Belleville



 
TRIBUNE

Michel Bernard : «Tournant au vent de l’idéologie et de la propagande, les éoliennes s’essoufflent».
Le Figaro, 03/02/2024

Dans un pays qui se targue d’avoir la politique culturelle la mieux dotée par les pouvoirs publics, les protestations contre la destruction des paysages sont rares, regrette l’écrivain, qui dénonce l’implantation d’éoliennes dans nos campagnes.

Ainsi, il s’est trouvé en France 2000 « poètes, poétesses… actrices et acteurs culturels » pour pétitionner contre l’écrivain chargé cette année de parrainer le Printemps des poètes. Cette capacité de mobilisation contre un des leurs (flatteuse désignation inclusive) étonne, alors que dans l’indifférence du monde culturel, ou sa prudente abstention, le développement de l’industrie éolienne fait subir à la France le plus vaste et le plus rapide processus d’enlaidissement qu’elle ait jamais connu.
Toute l’Europe est abîmée à grande échelle, mais dans notre pays, qui se targue d’avoir la politique culturelle la mieux dotée par les pouvoirs publics, qui se réjouit d’entretenir une foule de gens de culture, les protestations de leur part contre la destruction des paysages sont rares. On aurait pu imaginer que le fait de traiter comme quantité négligeable la liberté visuellle des horizons et l’universelle splendeur du ciel aurait indigné écrivains et artistes. Cela n’aurait pas fait reculer les industriels, mais signifié que nous, gens de culture, persistons à considérer la beauté comme une valeur absolue, une donnée du monde non négociable, une raison de vivre essentielle.
Si nous, écrivains et artistes, ne protestons pas contre cette dévastation, qui le fera ?
Nos lecteurs, notre public le font. Habitants des régions sacrifiées, ils expriment leur désaccord et s’organisent pour faire reculer çà et là les projets qui gâcheront leurs plaines, leurs collines, leurs plateaux, leurs rivages.
À peine osent-ils invoquer la beauté de leur pays et l’affection qu’ils lui portent. L’argument fait ricaner.
Alors, ils parlent de la dépréciation de leurs maisons, de l’incompatibilité avec le tourisme et les activités qui lui sont liées, de la décimation des oiseaux, parfois de troubles psychologiques. Ils parlent d’argent, d’économie, de protection de la faune, de santé, des bois et des champs, Je vis dans un de ces départements où pullulent les aérogénérateurs. Des paysages fréquentés depuis l’enfance ont été défigurés. On ne peut plus les traverser sans que l’âme se brise à se rappeler comme était réconfortant, ici, autrefois, ce don gratuit de la vie quotidienne : un regard affectueux sur le pays aimé.
Une éolienne n’est pas laide en soi, mais elle a un rapport avec l’environnement où elle a été dressée. Les plus grands chênes paraissent des nains, de ridicules miniatures dans leur voisinage, une forêt devient une rêche moquette, une rivière se transforme en une rigole. Ce qui dans la nature inspire le sentiment de la grandeur, de la majesté, de la noblesse, de l’éternelle force de la vie.
Tout cela est humilié par des machines. Le malaise éprouvé à traverser ces étendues hérissées n’a pas d’autre origine. C’est un déracinement du regard humain.
Il serait à l’honneur de la France, et conforme à un goût simple et populaire de la beauté, que ce soit dans notre pays que les objections à la destruction des paysages soient les plus fortes. Des gens de tous milieux, de toutes conditions s’élèvent en grand nombre et s’indignent du traitement dégradant infligé à leurs environs. L’Occitanie, qui fut précurseur, n’en veut plus, la Provence et l’Alsace n’en ont jamais voulu, l’Auvergne, l’Île-de-France et l’Aquitaine pas davantage. L’opinion se raidit un peu partout.
Hélas, ces résistances sont inégalement réparties. Ce sont justement les régions les moins riches, où les habitants sont les moins enclins à mener les guérillas juridiques redoutées des promoteurs où le nombre des éoliennes a singulièrement augmenté l’été dernier, comme si l’on se hâtait d’en profiter avant que cela ne coince comme ailleurs. Les préfets, individuellement évalués notamment sur leur capacité à favoriser « la transition énergétique » sur leur territoire, sont les instruments d’une injustice d’État scandaleuse. Ils obéissent, mais beaucoup d’entre eux - j’en fus - sont désolés de contribuer à détruire le charme de leur pays alors qu’ils ont été formés à le défendre.
Le vertige vous vient à songer aux milliards dépensés dans le développement et la promotion d’un mode de production de l’électricité aussi coûteux que peu efficace.
Avec la moitié de l’argent public qu’il a consommé, au lieu de dégrader une terre façonnée par des siècles de soins amoureux des Français, combien de centaines de kilomètres de haies aurait-on reconstituées, combien de cours d’eau nettoyés, combien de centaines de friches industrielles éparses dans la campagne rendues à l’agriculture ou à la vie sauvage ?
Des emplois non délocalisables… les voici !
Les éoliennes tournent au vent de l’idéologie et de la propagande. Elles s’essoufflent. On se demandera peut-être bientôt, devant d’immenses cimetières debout sur l’horizon, toute cette ferraille, ces matériaux irrécupérables dressés dans le ciel, par quelle aberration le XXIe siècle, qui devait corriger les erreurs du productivisme industriel des deux siècles précédents, n’a su que barbouiller la terre d’une disgrâce inédite.



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